mercredi 31 janvier 2007

Video Borrah Minevitch et ses Harmonica Rascals

Voilà ma vidéo de la semaine.

Il s'agit d'un extrait d'un court métrage nommé "Boxcar Rhapsody" datant des années 30.
Ce film est l'une des composantes de l'oeuvre de Borrah Minevitch, harmoniciste virtuose qui monta une bande de fous d'harmonica (les Harmonica Rascals) et produisit de nombreux métrages.
Cine-harmophiles, à vos lunettes !

Pour en savoir plus sur Borrah Minevitch >> http://www.geocities.com/artdaane/minevitch.htm

mardi 30 janvier 2007

Bientot le nouvel album d'Olivier Ker Ourio

C'est de la main même du maître que le délai de sortie du prochain album d'Olivier Ker Ourio a été annoncé. Le prochain opus sortira donc en Septembre 2007.
Pas plus d'infos pour l'instant si ce n'est la présence d'invités qui lui ont "régalé le coeur et les oreilles".

Restez connectés !!!

Gregtime special Robert Johnson

Comme chaque premier lundi du mois, Greg Zlap organise son show mensuel : GREGTIME !

Le lundi 5 février prochain, il s'agira d'une soirée spécial Robert Johnson.

Robert Johnson nous a laissé bien plus que les 41 titres enregistrés au milieu des années 30.
Cette légende du blues est la source d’inspiration pour des générations de musiciens et on retrouve son âme dans la plupart des musiques d’aujourd’hui…

Pour faire revivre la légende le temps d'un concert, les artistes suivants seront sur scène :
PAT BOUDOT LAMOT guitares, voix
GREG ZLAP harmonica, voix
CHRIS GARREAU basse
LARRY CRICKETT batterie

UTOPIA 79 rue de l'ouest 75014 PARIS (metro Pernety)
Infos : www.gregzlap.com, www.myspace.com/gregzlap

Quand Milteau fait des heureux

Ah que c'est beau cet enthousiasme et ce plaisir d'écouter un nouvel album...ça se passe de commentaire :-)
Voir Woohoo !

Nico et Barefoot enflamment les scènes

Nico Wayne Toussaint et Barefoot Iano seront sur scène demain mercredi 31 Janvier :
  • Nico Wayne Toussaint se produira au Comptoir du Jazz de Bordeaux en formation quartet à partir de 21h30.
    Plus de renseignements au 05 56 49 15 55.

  • Barefoot Iano sera à La Maroquinerie pour accompagner Riké qui célèbre ainsi la sortie de son nouveal album "Vivons". A noter qu'un second concert est prévu le lendemain 1er février.
    Plus de rensignements : www.lamaroquinerie.fr

lundi 29 janvier 2007

Blues et Swing avec CadiJo

Le prochain concert de CadiJo en compagnie de Raoul Ficel aura lieu le Samedi 02 Février à l'Uncle Sam Saloon de Biscarosse (05 58 78 80 80), à partir de 21h

Récemment, Cadijo s'est illustré en accompagnant Jackie Bell, blues woman venue de Jackson Mississippi pour une tournée en France, ainsi que Keith B Brown, sur les scènes des plus grands festivals européens.

"Le blues, car c'est cette culture qui a éveillé ma sensibilité à la musique, et qui a construit le musicien et l'artiste que je suis aujourd'hui.
L'expression française, car je veux suivre l'exemple des bluesmen américains qui m'ont toujours inspiré dans une démarche artistique qui me semble vraie; raconter des histoires avec mes mots, dans ma langue maternelle, celle qui me permet d'imager mes émotions avec le plus de force et de justesse." CadiJo.

"Cadijo joue avec ferveur et générosité. Générosité est un bon qualificatif, je pense. Sa rythmique est riche, son jeu mélodique est sincère, le tout est expressif. Cadijo donne au public sa musique, ses émotions. Il a interprété quelques compositions de Blues Français que j'ai beaucoup aimées, comme quoi, pas besoin d'aboyer le "Slang" pour chanter du Blues qui tient la route."
Nicolas Fouquet / Harmonicaland

Par prudence, renseignez-vous avant de vous déplacer

Extraits du futur album de Seb Charlier


Avec Pati'3rd, ce sont désormais trois extraits du futur album de Sébastien Charlier que vous pouvez écouter et télécharger librement sur Myspace. Ce serait dommage de se priver de cette pre-écoute.
Rendez-vous ici : http://www.myspace.com/sebcharlier

vendredi 26 janvier 2007

Video de Laurent Maur sur Myspace

Et hop là, un ptit article pour vous signaler l'arrivée d'une nouvelle et plaisante vidéo de Laurent Maur sur sa page MySpace.
Cette véritable performance à l'harmonica a été réalisée avec les Orlando Poleo 6et.
A voir ici : http://www.myspace.com/laurentmaur

jeudi 25 janvier 2007

Planet harmonica : quatrieme numero

PLANET HARMONICA # 4

Sommaire

(c) Planet Harmonica 2000-2007


Histoire de l'harmonica

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L' Orgue à Bouche : du M'Buat à l'Harmonica
Par Alain LECLERC (aka Harmo)

L'orgue à bouche primitif.

Il semble nécessaire de dire, en préambule, un mot sur l'anche libre sans laquelle rien ne serait arrivé. J'entends d'ici fuser la question : "Mais qu'est-ce donc que l'anche libre ?" Bon, disons qu' on taille un bout de roseau en lame souple pour permettre son entrée en vibration. Sans ce précieux mouvement vibratoire aucun son ne serait produit par de nombreux instruments à vent ! Et puis, si l'on veut comprendre le fonctionnement de l'harmonica, il faut sans doute évoquer l'image poétique du vent soufflant dans les ramures. C'est ainsi qu'est née probablement l'idée de faire chanter, au moyen du souffle humain, une lame vibrante libre tenue seulement à l'une de ses extrémités. Cette idée, ayant reçu divers développements au fil du temps, semble avoir trouvé sa première application, audible et harmonieuse, dans les montagnes du Nord de la péninsule indochinoise, sous le nom de M'BUAT (ancêtre de l'harmonica, datant du IIIème millénaire avant notre ère !)

Approchons d'un peu plus près cette chose aux sonorités étonnantes. Cet instrument qui dispose donc d'une anche libre en roseau, est composé d'une calebasse (chambre en matière végétale assurant la résonance), dans laquelle sont fixés, à la cire d'abeille, 6 tuyaux de bambou de longueur inégale, positionnés en faisceau, c'est-à-dire verticalement. Tiens, pendant j'y pense, l'anche métallique remplaçant celle fabriquée en roseau, remonterait, selon certains auteurs, à 2700 ans avant JC. Mais déjà, on note une première similitude avec l'harmonica " moderne " ; il se joue en soufflant et en aspirant. C'est le premier instrument au monde, à ma connaissance, à fonctionner ainsi. J'en possède une réplique assez fidèle mais, hélas, la notice d'emploi n'est pas livrée avec. J'en tire, quand même, des sons et quelques notes qui font fuir les chats et aboyer les chiens à cent mètres à la ronde. Au demeurant, j'ai un ami, collectionneur d'instruments anciens, qui en joue à la perfection, comme quoi c'est possible !

La Guimbarde

Puisqu'on parle de lamelles métalliques, parlons un peu de la Guimbarde. Elle mériterait à elle seule, un long développement. Bon, j'en dirai un mot à l'adresse des amateurs de country. La guimbarde fonctionne selon même principe de l'anche vibrante. Toutefois, il existe une différence fondamentale entre cet instrument et ceux de la famille des aérophones primitifs ; la lame vibre sous la pression du doigt et non du souffle.
Au passage, je conseille vivement aux harmonicistes de s'astreindre à la pratique de la guimbarde. C'est un "outil" efficace pour travailler les articulations et la recherche de sonorités.

L'orgue à bouche : comment ça marche ?

C'est très simple, du moins en théorie ! Le son est émis continuellement pendant l'inspiration et l'expiration. C'est l'obturation d'un trou de jeu (d'un diamètre de 2,5 à 3 mm), percé dans le bambou avec précision, qui permet la mise en vibration de l'anche. Pour les pièces de musique nécessitant l'utilisation d'un bourdon, on obture alors le trou de jeu du tuyau désiré avec la même cire d'abeille assurant la tenue et l'étanchéité des tubulures sur la calebasse.
A : Quand le doigt ne couvre pas le trou de jeu, la pression de l'air montant dans la tubulure, n'est pas suffisante pour faire vibrer l'anche, l'air pouvant s'échapper par le trou de jeu se trouvant ouvert.
B : Quand le doigt couvre le trou de jeu, la pression de l'air montant dans la tubulure, est suffisante pour faire vibrer l'anche, l'air ne pouvant plus échapper par le trou de jeu se trouvant fermé.
Certes, c'est très empirique mais ça fonctionne, ainsi, depuis 3000 ans avant la nuit étoilée de Bethléem.

Un peu de géographie

On retrouve cet instrument polyphonique dans plusieurs pays sous des dénominations, des architectures et des latitudes différentes. En chine, le SHENG (sous le règne de l'empereur HANG-SI), doté, le plus souvent, de 17 tuyaux positionnés non-plus verticalement mais en radeau (les uns à coté des autres, comme une flûte de paon) est surtout employé dans la musique classique. Au Laos central, au Nord Birman et au Vietnam, sous le nom de KHENE, de FULU ou de KEYN (ce dernier peut comporter jusqu'à 26 tuyaux). Il est également connu sous le nom de SIAN en Corée (13 à 17 tuyaux), de SHÔ au Japon et de KLEDI, à Bornéo (de 1 à 6 tuyaux, selon les provinces). Au VIème siècle, on signale également un cousin de cet instrument en Perse, sous l'appellation de "MUSTAQ CHINOIS".
On peut trouver la première illustration du CHENG, datant de 551 après JC, au musée de l'Université de Philadelphie.
Précisions pour les acharnés de solfège : Le SHENG est le seul instrument accordé en demi-tons en quarte et en quinte. L'étendue va du La3 au mi bémol5, soit une octave et demie environ. La gamme est pentatonique (ex : la, si, ré, mi, fa#).

Fabrication

En dépit de sa simplicité apparente, la fabrication de l'orgue primitif dissimule des techniques très élaborées reposant sur des connaissances de l'acoustique, surprenantes pour l'époque. La présence d'une main experte, guidée par des siècles de réflexion, ne fait aucune doute. A l'évidence, le facteur d'orgue à bouche a bien existé. Une question intéressante à se poser est de savoir comment ces fabricants pré-christianiques faisaient pour accorder l'instrument ? En effet, l'accordage conventionnel du LA (fréquence 440 Hertz) ne date que des années 1950, et donc à l'époque, pas d'accordeur ! L'accordage s'effectuait à l'oreille, en déposant un plot de cire sur la lame vibrante pour ajuster sa tonalité. Peut-être l'ignorez-vous mais cette technique est encore utilisée de nos jours par des réparateurs d'accordéons (autre instrument dérivé). Et pour ne rien vous cacher, c'est de cette façon que j'interviens sur mes harmonicas désaccordés en remplaçant, toutefois, la cire par de la colle Super-Glue. Cette pratique est, à mon avis, préférable à celle de la lime, croyez-moi. Essayez, vous comprendrez pourquoi...

Altérations ?

Sur des instruments primitifs ! Pourquoi faire ? Non, le jeu de l'orgue à bouche ne se situant pas dans les registres de la musique occidentale, la torsion de l'anche sous l'effet du souffle est méconnue parce qu'inutile. En effet, la note jouée est juste et droite, les accords s'obtiennent par le positionnement des doigts sur les trous de jeu.

Importation

Curieusement, l'orgue à bouche n'a pénétré que tardivement en Occident. Il n'y fut pas importé avant la seconde moitié du XVIIIème siècle. On a trace d'un chinois jouant de cet instrument dans des salons princiers de Saint-Pétersbourg, dans un livre dont j'ai oublié les références. C'est d'ailleurs dans cette ville que les nombreux travaux ont été entrepris sur l'anche libre par un physicien nommé Kratzenstein. Nous sommes déjà en 1800, année marquant le début d'une autre histoire ; celle de l'ère industrielle. C'est promis, je vous conterai prochainement, les pérégrinations de mon "jouet" préféré !

Alain LECLERC (alias Harmo) est un harmoniciste Nantais et président de l'association Blues qui Roule (http://www.bluesquiroule.com). Alain souhaiterait remercier les illustres personnes qui suivent pour leur aide précieuse dans la rédaction de cet article : P.Kersalé (musicologue, spécialiste en " Chinoiseries ") et Joël Briand (instrumentiste collectionneur, Nantes).

(c) Planet Harmonica 2000-2006

Bricolage sur le turboharp

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Turboharp : comment faciliter des overblows nets sur votre diatonique ?
par Stephen SCHNEIDER


Turboharp : comment procéder en 6 étapes ?

La difficulté d'obtenir des overbends (suraltérations) sur certains modèles de diatoniques, plus particulièrement ceux fabriqués en Asie - Lee Oskar, Suzuki, Huangs - et plus encore de tenir une suraltération propre, signifiait qu'il fallait renoncer à apprendre à jouer de vrais overbends. Le nec plus ultra dans le monde de l'harmonica diatonique est représenté par les lames Hohner faites main, parce qu'elle altèrent vraiment mieux, surtout si elles sont personnalisées. Si vous jouez sur quelque chose d'autre, vous êtes complètement à côté de la plaque. Une méthode controversée pour rehausser le son d'une lame a été développée indépendamment par plusieurs personnes il y a quelques années. On peut en retrouver la trace dans les archives de Harp-L sous le nom fameux de " méthode du fil ciré ". Ces musiciens pensaient que la base des lames vibrait elle-même un peu plus haut que la note et la stabilisaient l'alourdissaient en y appliquant de la cire d'abeille ou du vernis à ongles, mais cette technique ne s'est jamais vraiment répandue.

Lors de l'édition 2000 du Sommet de l'harmonica de Minneapolis, Turbo Dog (alias Dr James Antaki) a évoqué le problème du grincement des hanches en aparté d'un débat sur la physique des lamelles et de la bouche. Selon lui, les harmonicas du type Lee Oskar souffrent d'une torsion des lames lors de l'oscillation. Cette torsion peut être atténuée en appliquant un petit carré d'adhésif au centre de la lame, du côté soufflé, d'après ses premiers tests. Il base cette théorie sur des principes d'aérodynamique naturelle : tous le monde a vu cette image de la chaussée du pont de Tacoma qui se tord comme un élastique par grand vent. Le Turbotape est apparenté aux méthodes que les ingénieurs ayant construit le pont ont développé pour prévenir cette situation.

La méthode consiste simplement à placer un petit carré de ruban adhésif au centre de la lame. La forme est importante : un carré, même approximatif, semble être ce qui marche le mieux. La taille aussi est importante : bien sûr il faut que le morceau soit suffisamment petit pour ne pas dépasser sur les bords de la lame et ne pas coller sur le sommier. L'objectif est donc d'obtenir un carré légèrement plus étroit que la largeur de la lame. Un morceau d'adhésif trop petit va réduire l'effet souhaité, et s'il est trop grand, disons, un grand rectangle, l'effet sera imperceptible, même si c'est parfois inévitable quand on essaye de couper de minuscules carrés. N'importe quel type de ruban adhésif fait l'affaire, pourvu qu'on puisse le couper proprement. Je préfère un ruban pour arts graphiques de 1,5 mm de large qu'on trouve dans les magasins de fournitures pour beaux-arts, car il plus facile à couper en carrés. En utilisant un ruban aussi étroit, une seule coupe suffit pour préparer un Turbotape. J'enroule plusieurs centimètres d'adhésif autour d'un tube de médicaments vide et je le coupe au fur et à mesure des besoins. Cet adhésif pour arts graphiques n'est pas très facile à couper parce que le ruban est fait d'une matière plastique assez souple et la gomme adhésive elle-même est assez épaisse, mais c'est très pratique de n'avoir qu'une seule coupe à faire. L'adhésif est repositionnable au besoin, mais il reste bien en place. Quel que soit le type de ruban utilisé, faites attention de le couper bien net, pour ne pas avoir de petites franges d'adhésif qui pourraient endommager le sommier.

Selon la théorie d'aérodynamisme de Turbo Dog, l'adhésif doit être placé du côté " soufflé " des lames, ou côté convexe, le plus près possible de la base des lames. Ce qui complique l'installation sur les lames aspirées : si vous oubliez qu'il y a l'adhésif en replaçant les lames aspirées, vous pouvez déplacer le ruban et vous rendre la vie impossible. Heureusement, il semble que placer l'adhésif sur le ruban sur le côté extérieur des lames aspirées atténue le grincement des lames aiguës et vous n'avez pas besoin de démonter entièrement votre harmonica pour faire ce bricolage. Le cutter X-Acto n°11 est un outil pratique pour placer le carré d'adhésif sur la lame, et en appuyant avec quelque chose de pointu, comme un cure-dent, pour coller le carré. L'extrémité recourbée du poinçon du kit d'outils Lee Oskar est très pratique pour lisser le ruban adhésif, mais bien sûr, vous pouvez improviser vos propres outils.

Le système Turbotape a été utilisé avec succès sur des lames Lee Oskar, Huang Star Performer et Silverstone Deluxe, Suzuki Promaster et Bluesmaster, Bushman et Hohner série MS. On peut également stabiliser de cette façon des lames Hohner de séries faites main ou des lames Hering Blues. Pour les lames de fabrication asiatique, on met de l'adhésif des deux côtés des lames d'un même trou, ce qui peut se faire sans enlever les jeux de lames. C'est aussi possible sur les Hohner faits main et les Hering Blues, mais on obtient le même résultat sur ces types de lames en ne mettant de l'adhésif que sur les lames ouvrantes (1-6 soufflé ; 7-10 aspiré).

Indiscutablement, le système Turbotape stabilise les overbends, mais il y a une controverse sur le fait qu'il puisse aider à altérer. Peu expérimenté dans les overbends, j'ai trouvé que le Turbotape aidait à démarrer la suraltération, et même qu'il rendait possible des overbends jusque là inatteignables sans modifier les lames. Mais il s'agissait sans doute d'un overbend tout près d'être obtenu… Dans ce sens, le Turbotape peut aider à obtenir des overbends avec une plus large ouverture, en particulier en combinaison avec des lames gravées ou limées.

Des harmonicistes pratiquant l'overbend de façon confirmée y trouveront des résultats certains : ces musiciens n'ayant aucun mal à initialiser la note, ils s'en serviront pour tenir la note plus facilement. Carlos del Junco a testé un harmonica équipé de Turbotape en tournée l'an dernier et en est revenu convaincu que le résultat obtenu valait la peine d'apprendre à coller le ruban adhésif.

Quelques harmonicistes utilisent le Turbotape en combinaison avec la méthode de traitement des lamelles à la cire ou au vernis à ongles, ils estiment que ces techniques améliorent des aspects différents de la suraltération et leur procurent un maximum de contrôle.

Inconvénients : Coller le Turbotape demande un peu de patience et de précision, comme toutes les opérations sur les lames elles-mêmes. L'adhésif est susceptible d'abaisser très légèrement la note de la lame, mais les utilisateurs sont absolument d'accord pour dire que l'amélioration de l'altération dépasse largement l'inconvénient d'un changement imperceptible de la note, plus particulièrement lorsqu'il s'agit d'un harmonica qui ne supporterait pas du tout l'overbend sans Turbotape. Certain l'utilisent surtout pour améliorer les overdraws sur les trous 7 à 10, où un abaissement léger dans les hautes fréquences se remarque moins. Toutefois il faut tenir compte du fait que le poids de l'adhésif peut faire chuter la hauteur de la note d'un ou deux pour cent, il est alors peut-être nécessaire de réaccorder méticuleusement l'harmonica après l'application du ruban.

Je me suis surtout préoccupé des overbends, mais le turbotape peut aussi stabiliser des altérations comme la 3 aspiré altéré d'un ton et demi qui peut être difficile sur des Lee Oskar de tonalités hautes et peuvent permettre de tenir des altérations comme un 10 soufflé altéré d'un ton, difficile quelque soit l'harmo. Cela peut élargir vos possibilités dans tous les types d'altérations, cela permet même de tenir des altérations sur des harmos valvés comme jamais auparavant.

Des musiciens expérimentent actuellement d'autres matériaux à appliquer au centre de la lame dans le même but. Brendan Power recommande la pâte Blutak (pour coller les posters), qui colle bien mais s'enlève facilement. En tout cas, le Turbotape est un véritable progrès dont nous devons tous remercier le Dr Antaki.

Je tiens à remercier Pete Elder pour son aide sur les beta test, et également les Harp-L'ers qui ont communiqué leurs résultats.--Stephen Schneider (Trad : BF)
(c) Planet Harmonica 2000-2006

Dennis Gruenling & Jump Time - That's Right

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Dennis Gruenling & Jump Time - That's Right

La branche "West Coast" du blues, qui est supposée avoir trouvé son inspiration dans le jazz est plutôt peu fertile de nos jours, et on n'a pas entendu grand chose de frais depuis T-Bone Walker, Charles Brown et George Harmonica Smith. Au lieu d'être un imitateur de Smith de plus, Dennis Gruenling a entrepris d'utiliser l'héritage de George Harmonica Smith dans un contexte plus proche de l'inspiration originelle du West Coast : le style Jump de Louis Jordan ou Louis Prima.

"That's Right !" est le second album de Dennis dans ce style et ses qualités musicales sont indéniables. Le groupe est de manière évidente versé dans le jazz, pas seulement le blues un peu jazzy. Il suffit d'écouter la section rythmique, le pianiste ou les saxos... Ce qui est intéressant pour l'harmonica, c'est qu'il ne figure pas dans cet ensemble comme un instrument solo mais comme une partie intégrante de la section cuivres. Je ne connais que quelques harmonicistes qui ont tenté cette approche (Roscoe Shelley, Mike Peloquin, George Brooks) et pourtant, ça peut vraiment sonner. Dans la plus pure tradition Jump, l'harmonica prend donc des solos, mais pas significativement plus que le sax tenor, par exemple. J'imagine que Dennis écrit lui-même les arrangements de cuivres, et il parvient à intégrer parfaitement l'harmo amplifié au sein de la texture sonore de la section cuivre. Ca sonne "naturel". Ecoutez donc l'instrumental "Blues Up and Down" et vous saurez exactement ce que je veux dire.

Certains ont pu dire par le passé que le jeu d'harmonica de Dennis s'inspirait plus des légendes du sax ténor que des grands harmonicistes. Je pense que c'est très exagéré. Le jeu de Dennis est ancré dans la tradition du blues, et son usage fréquent d'effets de tongue blocking (surtout au chromatique) distingue nettement son son de celui d'un saxo. Qui plus est, ses improvisations restent pour l'essentiel à l'intérieur des limites harmoniques de ce qui est communément considéré comme du blues, alors que ses collègues saxophonistes du groupe s'aventurent parfois aux limites du be-bop. Ce n'est pas une critique de son jeu, d'autant que le Jump n'a jamais été un style qui mettait en valeur l'improvisation "sauvage". Le style blues de Dennis est un contrepoint intéressant au sax ténor sur l'ensemble du disque.

Ce qui distingue par contre le jeu de Dennis de celui d'autres harmonicistes, c'est sa recherche d'un son différent et caractéristique. Il n'utilise que des harmonicas graves (ou les octaves basses d'un chromatique) et joue un donc un rôle particulier dans l'ensemble sonore du groupe qui n'a pas vraiment été tenté avant lui. Son son amplifié est rond et lisse, très axé vers l'ensemble sonore "cuivres" plutôt que mis en avant. Rien de flashy, ça s'intègre juste bien !

Si j'avais une critique au sujet de cet album, c'est que le chant n'est pas toujours à la hauteur du reste. Gina Fox, la chanteuse "officielle" du groupe a une très jolie voix mais qui doit plus au cocktail jazz qu'au Jump. Sur certains morceaux , comme la ballade "I can't believe you're in love with me", ça sonne bien. Sur d'autres morceaux plus pêchus, il manque ce petit plus de la voix qui accroche pour vraiment s'adapter au style. J'aurais aimé un peu moins de Diana Krall et un tout petit peu plus de Janis Joplin. Cela dit, l'album propose aussi un autre chanteur, John McCuiston, qui est plus à l'aise. Il a une certaine langueur dans le chant qui s'adapte vraiment bien et il est capable de gronder un peu, juste ce qui faut pour que ses textes soient plus convaincants.

Dans l'ensemble, cela dit, "That's Right !" est un très bon album, un autre de ceux qu'on peut écouter avec sa moitié sans s'entendre dire "encore de l'harmonica !" Non, juste du bon Jump ! Rien ne vous empêche de vous régaler secrètement des lignes d'harmo fluides que tisse Dennis Gruenling !

Xavier LANUSSE-CAZALE

(c) Planet Harmonica 2000-2006

Paul deLay - Heavy Rotation

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Paul deLay - Heavy Rotation

Paul DeLay est un des harmonicistes les plus originaux en dehors de la scène jazz aujourd'hui, à la fois au diatonique et au chromatique. Ses spécificités ne sont pas à proprement parler techniques mais plutôt dans les phrasés et l'usage du son. Il a commencé à sortir des albums très personnels au début des années 90 après deux années passées en prison à la suite de problèmes de drogue, deux années qui ont changé sa vie. "Heavy Rotation" est le cinquième album sorti sur le label Evidence depuis sa sortie de prison, et le quatrième avec le Paul DeLay band.

Commençons par les mauvaises nouvelles : cette couverture de CD est vraiment IMMONDE !OK. Voila pour les mauvaises nouvelles.

Le son et le style de Paul DeLay restent quoiqu'on en dise liés à ceux de son groupe. Son album précédent était aussi sa première infidélité à son groupe. Il présentait Paul DeLay accompagné par un groupe de Chicago Blues avec un titre approprié : "DeLay does Chicago". Bien que ne manquant pas de mérites, l'album n'atteignait pas vraiment ses objectifs : pas assez Chicago pour être un album de blues classique efficace, et pas assez DeLay pour être un album de Paul DeLay efficace. Sur "Heavy Rotation", Paul est de retour avec les musiciens qui l'ont accompagné depuis le début des années 90, et ils sonnent vraiment bien ensemble...

Le groupe est constitué de Louis Pain à l'orgue hammond et au pédalier de basses, Peter Damman à la guitare, Dan Fincher au saxo ténor et Kelly Dunn à la batterie, le seul "petit nouveau" du groupe. Cette composition du groupe produit un son clairement R&B, en particulier avec la combinaison hammond-saxo. Ce sentiment est renforcé par la voix de Paul DeLay's au registre médian étonnant pour quelqu'un de sa corpulence.

Ce qui constitue le son Paul DeLay, c'est aussi l'écriture. Bien que le blues ne soit jamais très loin, vous n'entendrez ni "woke up this morning" ni "highway 49" sur ce disque. Les paroles de Paul, même lorsqu'elles abordent des sujets "classiques" pour du blues sont toujours très personnelles et combinent une poésie un peu naïve et un humour cynique. A titre d'exemple, on peut citer les images mélancoliques de la ballade "Love Grown Cold" : It's a diamond ring / With a little tiny stone / Sitting in a pawn shop window / Sitting there all alone... Dans un registre plus cynique, les paroles de "It isn't easy being big" sont aussi assez percutantes : You gotta eat the wrong foods at the wrong times / And you can't just go movin' around / You got to sit right in your easy chair / Or you might lose on or two pounds...

Et puis, il y a le jeu d'harmo de Paul. Il fait partie de ces rares joueurs qui n'usent pratiquement jamais de ces quelques riffs "classiques" qu'on a tous entendu dix-mille fois. Sur l'introduction de "Wealthy Man", on peut presque entendre d'où vient l'admiration que Paul DeLay dit professer pour Sonny Boy 2, mais c'est fugace ! Cela contribue à donner à DeLay un style clair et reconnaissable qui n'appartient qu'à lui. Ses phrasés son très inventifs, et c'est d'autant plus évident lorsqu'il joue du chromatique. Il parvient à jouer dans un style blues très jazzy, original et néanmoins accessible.

Ce disque a tous les atouts d'un bon disque de Paul DeLay. Le choix délibéré de ne pas surfaire la production confère une fraîcheur vraiment agréable au son du groupe. La guitare de Peter Damman est plus mordante que jamais, Louis et Dan contribuent discrètement à l'ensemble sans étouffer l'affaire. Je n'hésite pas à dire que c'est le meilleur album de Paul DeLay depuis "Ocean of Tears" ce qui, considérant que les albums entre les deux étaient loin d'être mauvais, n'est pas peu dire !

Benoît Felten

(c) Planet Harmonica 2000-2006

Jean-Jacques Milteau : Memphis

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Jean-Jacques Milteau : Memphis

Le dernier album de Jean-Jacques Milteau sorti récemment dans les bacs est l'objet d'une démarche singulière et un peu inhabituelle de la part d'un artiste français : notre harmoniciste national est parti à Memphis enregistrer cet album avec des musiciens de studio du cru, et pas n'importe lesquels puisqu'il s'agit des piliers du "Royal Studio" de Memphis qui ont contribué à nombre d'albums de soul et de rhythm and blues depuis les années 60. C'est de cette expérience musicale qu'est tiré le titre du l'album "Memphis".

JJM est parti à Memphis à la recherche d'un son. Pas le son rauque et blues des premiers enregistrements du Wolf, mais plutôt le son "soul" de Booket T, de Issac Hayes et des célèbres Memphis Horns. Et le plus intéressant dans ce nouvel album, c'est certainement ça : une unité de son et d'atmosphère qui a pu manquer à certains des albums précédents de Jean-Jacques, qui jonglaient entre des styles très différents.

Bien sûr, la contribution de trois pointures du chant blues/soul tels que Little Milton, Mighty Mo Rodgers et Mighty Sam McClain n'est pas non plus pour rien dans le succès de l'entreprise. Chacun d'entre eux est arrivé avec dans son escarcelle une de leur propres compositions et une reprise. De manière assez intéressante, les compositions s'avèrent plus blues que les reprises qui sonnent très soul. Les trois chanteurs (et guitariste dans le cas de Little Milton) sont en grande forme vocale et, tout en ayant des manières différentes de chanter, ont vraiment les "voix qu'il faut" pour coller avec le contexte musical du "Royal Studio".

Et l'harmonica, dans tout ça ? Et bien disons que si certains ont pu reprocher de par le passé à JJM d'être un harmoniciste pour harmonicistes, ils devraient être surpris par ce dernier opus : tout en restant l'instrument soliste essentiel de l'album, puisque présent sur tous les morceaux, l'harmo de JJ n'est ni démonstratif ni technique : il s'intègre dans l'ensemble, et en particulier au sein des arrangements de cuivres, avec facilité. L'évolution sensible du jeu de Jean-Jacques depuis quelques années se fait clairement sentir dans cet album, qui est l'aboutissement d'une recherche du son : des phrasés simples, des improvisations mélodiques et un son dont la texture est de plus en plus riche. Si je n'avais peur d'être accusé de blasphème, je dirais que JJM se Miles-Davis-ise...

Certains morceaux, bien sûr, ressortent plus que d'autres : les compositions de Little Milton ("Things are gonna change") et de Sam McClain ("At last, on time") en particulier devraient satisfaire les amateurs de blues, tandis que des instrumentaux très funky comme "TMCP" ou soul somme le superbe "Master Lester" devraient ravir les amateurs de soul.

Au final, cet album s'adresse certainement plus aux amateurs de musique en général qu'aux amateurs de prouesses instrumentales et d'harmonica virtuose en particulier. Comme me le disait récemment un collaborateur de Planet Harmonica, "on peut le prêter à un ami sans avoir à lui dire que c'est de l'harmo !" C'est très juste, et c'est à ce titre qu'à mon sens il s'agit du meilleur de JJM depuis un bon moment.

Ben Felten

(c) Planet Harmonica 2000-2006

Collard Greens & Gravy

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Collard Greens & Gravy - Collard Greens & Gravy

Collard Greens & Gravy est un trio : Ian Collard chante et joue de l'harmonica (essentiellement diatonique), James Bridges est à la guitare (et à la slide) et Anthony Shortte à la batterie et aux percus.

Ce qui me frappe le plus dans cet album c'est qu'il en émane, à l'inverse de nombreux albums (de blues ou autre), une ambiance extraordinaire, une atmosphère qui habite l'ensemble du disque. En d'autres termes, il est difficile d'écouter cet album de manière analytique. C'est un album très sombre, qui vous hante, il danse à la limite du gouffre, et n'est pas si éloigné que ça des morceaux les plus sinistres de Robert Johnson, même s'il utilise des outils différents.

C'est le résultat d'un répertoire inhabituel et d'arrangements tout aussi décalés, ainsi que d'une implication évidente des ingénieurs du son pour obtenir cette atmosphère particulière. Il y a beaucoup de silence, des notes qu'on laisse mourir plutôt que de les étouffer par la note suivante, un peu de réverbe, une batterie clairsemée et une guitare qui ne joue que quand il le faut. Les disques auxquels je pense qui se rapprochent le plus en matière d'atmosphère de celui-ci seraient ceux de groupes de Low-Rock comme Morphine ou son ancêtre Treat Her Right (où l'on entendait l'harmo lourd de Jim Fitting). Je ne sais pas si le terme de 'Low-Blues' a déjà été utilisé, mais sinon, Ian et ses collègues on peut-être bien inventé un nouveau genre...

Le jeu d'Ian est mature et bien maîtrisé, présentant à la fois rapidité et puissance si nécessaire, et une sombre retenue sur les morceaux plus mélancoliques. Par moments, il me rappelle Steve Guyger sur "Past Life", bien qu'il soit moins 'traditionnel'. Ian utilise les overblows (surtout la tierce mineure sur le trou 6) de manière efficace bien qu'ils ne soient pas toujours très justes. Je me suis demandé si c'était délibéré ou non, car cela créée un effet déstabilisant qui est en fait assez plaisant.

En terme de répertoire les quelques reprises proposées, mis à part St James Infirmary, sont plutôt d'obscures compositions d'avant-guerre. A moins de vous être déjà plongé dans les enregistrements de cette époque, il serait étonnant que vous les reconnaissiez. Les reprises, ainsi que les titres originaux sont joués avec le filtre du style de Collard Greens and Gravy et donc largement réinterprétés et superbement arrangés. Il est assez curieux d'entendre comme la guitare de James peut sonner grave en l'absence de basse. Le jeu de batterie d'Anthony, quant à lui, évoque un sentiment assez primitif, comme sur le solo positivement tribal de "Out in the desert".

Ce CD offre des moments grandioses, celui que je préfère étant l'interprétation de "Get right church", très sinistre, et qui nous offre un long et inquiétant solo d'harmonica amplifié sans accompagnement. "Out in the desert" est aussi un excellent morceau, ainsi que le plus funéraire "Sick bed blues", sur lequel Ian chante en falsetto accompagné par son chromatique.

Au final, Collard Greens and Gravy est indubitablement un des albums les plus surprenants, originaux et agréables que j'ai écouté depuis longtemps. Il ne sera pas à tout les goûts, son côté sombre n'ayant rien à voir avec le genre de blues qui vous colle un sourire joyeux sur le visage. Il est bien plus expressif et chargé de sens que beaucoup d'albums sortis récemment. Je recommande aux fans de blues d'aller faire un tour sur leur site, d'écouter les mp3s et d'acheter l'album s'il leur plaît. Ce qui ne m'étonnerait pas !

Benoît Felten

Mick Kinsella - Harmonica

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Mick Kinsella - Harmonica

Avec la sortie de son premier album solo, Mick Kinsella, l'un des secrets musicaux les mieux gardés d'Irlande, conforte sa réputation d'un des meilleurs harmonicistes de l'est de l'Atlantique, au diatonique comme au chromatique. Un partisan sans faille de l'école overblow, Mick fait griller ses harmonicas diatoniques, démontrant les potentialités de la technique à la fois dans des styles irlandais traditionnels et dans les styles de 'world music' représentés ici. Avec un contrôle excellent et un son de cuivre pour lequel on tuerait, Mick élargit les frontières en menant le diatonique accordé Richter au-delà des limites qui ont jusqu'alors restreint son potentiel d'expressivité et d'interprétation par des joueurs plus traditionnels.

Mick n'en est pas moins un excellent joueur de chromatique, ce qu'il démontre sur le mélancolique 'Canyon Moonrise', sa riche sonorité soutenue par un ensemble de cordes. Sur Rosaleen's Children/ The Spanncomp Jig, Mick utilise un chromatique modifié de manière à proposer des ornementations plus conformes à ce qu'on trouve habituellement dans la musique irlandaise, une approche qu'il a apprise auprès du légendaire musicien irlandais Eddy Clarke.

Bien que l'influence de la musique traditionnelle Irlandaise soit évidente sur cet album, Mick puise à des sources variées, à la fois en termes de répertoire et d'inspiration. Il rend hommage au joueur de diatonique folk/blues anglais Rory McCloud en reprenant son 'Take Me Home', et au maître de l'harmonica français Jean-Jacques Milteau en interprétant 'Marcelle et Marcel'. Non content de démontrer ses talents de compositeur, il va chercher dans ses racines blues sur le morceau 'See the Blues'.

Sur la jaquette de l'album on peut lire : " C'est un superbe musicien et, plus important encore, une personne extraordinaire. Il mérite d'être entendu et je sais que ce bijou apportera beaucoup de plaisir à tous ceux qui l'entendront " Je n'aurais pas pu le dire mieux !

Paul Farmer

(c) Planet Harmonica 2000-2006

Carlos Del Junco- Up and At Them

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Carlos Del Junco- Up and At Them


Comme l'illustre le titre de son précédent album, " Big boy : some recycled blues and other somewhat related stuff ", il n'a pas fallu bien longtemps à Carlos del Junco pour que son nom soit synonyme d'un certain éclectisme sans trahir pour autant une genèse imprégnée de blues.

Carlos, qui nous revient aujourd'hui avec une nouvelle galette intitulée " Up and at 'em " continue donc son chemin vers des territoires musicaux toujours plus variés.
Comme on pouvait s'y attendre, il brille à nouveau par une technique impressionnante qui pour la plupart sait se faire oublier et laisser la place a la musiqu